Histoire de la ville de Carentoir

Des traces de l’occupation préhistorique existent à CARENTOIR sous la forme de haches, traces de feux retrouvées sur le territoire de la commune.
Les Romains ont eux aussi laissé leurs marques. La voie romaine Ahès (Angers - Carhaix) traverse la commune dans la partie nord. Des villas romaines et des camps romains prouvent qu'ils se sont implantés dans la région.

Aux VIIIe et IXe siècles, Carentoir est un plou ( territoire défini par des limites naturelles qui deviendra paroisse) gouverné par un chef temporel , le machtiern, chef garant, caution de la conclusion d'actes privés. Le pouvoir des machtierns est héréditaire et n'est pas réservé qu'aux hommes. Progressivement, le machtiern acquiert des compétences de justice et agit en propriétaire avec les terres publiques. C'est pourquoi le système du machtiernat décline à partir  de 875, pour être progressivement remplacé par la seigneurie.

Au IXe siècle, Carentoir est déjà un chef-lieu de doyenné et regroupe neuf  paroisses. Au XIIe  siècle, les Templiers s'installent en Bretagne. Ils fondent un établissement qui conservera le nom de Temple.
Aux XIIe et XIIIe siècles, Le Temple de Carentoir a une certaine importance.

Au XIIe siècle, la paroisse de Carentoir est divisée en trèves (subdivisions paroissiales) et frairies (associations de paroissiens vouées à un saint particulier).

Du XIIe au XVe siècle, cinq trèves existent sur la paroisse de Carentoir: le Temple, La Chapelle-Gacelyne, La Gacilly, Quelneuc et plus tardivement la Haute-Bouxière. Presque toutes seront un jour transformées en paroisses.
Du XVIe au XVIIe siècle, on dénombre à Carentoir une quarantaine de grandes seigneuries et métairies nobles.

De 1788 à 1792, la Révolution est fort bien acceptée en terre carentorienne.
 
De 1793 au début du XIXe siècle, la Chouannerie (soulèvement contre le gouvernement révolutionnaire) se répand dans la région et s'oppose aux forces républicaines.

Le XIXe siècle est une  période de relative tranquillité, toutefois la condition paysanne y demeure bien médiocre.

Dans les années 1880-1890, des paysans venus principalement de Loire-Inférieure (Atlantique) défrichent et cultivent de nouvelles terres.

La première guerre mondiale bloque ce développement qui reprend lentement jusqu’au second conflit mondial. La libération de Carentoir, le 3 août 1944,  marque la fin de cette douloureuse période.

Liste des Maires de Carentoir

1793 (mai) 1800 Michel BRENUGAT Officier public

1802 (mai) - (sept) 1807 Joseph GAREL

1807 (sept) - (juillet) 1813 HOËO

1813 (juillet) – (janvier) 1816 BLANCHARD

1815 (sept) à (Octobre) 1815 APURIL Adjoint faisant fonction de Maire

1815 (Octobre) à (Janvier) 1816 LE NOIR DE TOURNEMIRE Adjoint faisant fonction de Maire

1816-- 1831 Maire DE CARHEIL (Jean Marie)

1831 – 1841 ALAIN

1841 – 1846 APURIL Alex Christophe Capitaine d’infanterie

1846 – 1851 DE BEHR Ernest Auguste

1851 -1853 BOUILLET

1853 – 1860 LE NOIR DE TOURNEMIRE

1860 – 1864 ROCHER Joseph

1864 – 1872 ORINEL Francis

1872 – 1875 DE CARHEIL

1875 – 1878 RICAUD Jean-Marie

1878– 1888 DE CARHEIL Ernest

1888 – 1892 DE BEHR

1892 – 1896 DE BEHR

1896 – 1911 DE BEHR

1911 – 1914 DE CARHEIL Ernest

1914 – 1925 Victor de la BOURDONNAYE

1925 – 1929 Victor de la BOURDONNAYE

1929 -1935 Victor de la BOURDONNAYE

1935 – 1943 Victor de la BOURDONNAYE

1944 – 1953 DE CARHEIL Alain

1953 – 1959 PIGUEL Jean

1959 – 1965 PIGUEL Jean

1965 – 1971 MENAND Alphonse

1971 – 1977 MENAND Alphonse

1977 – 1983 MENAND Alphonse

1983 – 1989 MENAND Alphonse

1989 – 1995 ROCHER Noël

1995 – 2001 ROCHER Noël

2001- 2008 ROCHER Noël

2008 – 2014 LAMOUR Catherine

2014 – 2017 LAMOUR Catherine

Liste des Maires de Carentoir depuis 2017 et la fusion avec Quelneuc

2017 – 2020 LAMOUR Catherine

2020 -         JOUEN Claude

 

Patrimoine de Carentoir

Les éléments du Patrimoine culturel, architectural et touristique de Carentoir sont très riches et très variés.

L'association "Carentoir Histoire et Patrimoine" créée  en 2002 s'est donnée pour but d'inventorier, recenser, mettre en mémoire, valoriser et faire connaître ce patrimoine à travers l'édition d'un recueil.

Ce recueil dont vous découvrez la couverture est toujours disponible gratuitement en Mairie pour tous les habitants de Carentoir.

Histoire de la ville de Quelneuc

Quelneuc, située aux confins du Morbihan doit son nom au houx. Quelneuc signifie « lieu planté de houx ». Au fil du temps les écritures de Quelneuc ont varié : Kelenec, Quelanec, Quelnec pour enfin se fixer à Quelneuc.

On a retrouvé des traces de l’implantation de l’homme sur le territoire à l’époque néolithique, comme dans toute la région : découverte de haches de pierre polie et pointes de lances à douilles.

Après la victoire de César sur les Vénètes, les romains apportent à la région la « Pax Romana ». Une voie romaine traverse la commune ainsi que le nord de Carentoir. Cette voie «appelée « Voie Ahès » reliait Angers à Carhaix. Cette voie évitait les agglomérations et suivait les chemins de crêtes. Entre le 1 er et le 2 ème siècle une construction fut édifiée sur la butte de Marsac. Mais les vestiges romains sont très peu nombreux.

Une seconde voie moins importante reliait Rieux à Corseul dans les Côtes d’Armor. Cette voie passerait par le Temple avant de rejoindre Sixt et traverser l’Aff au Pont Mabon.

L’empire romain disparu, les Bretons prennent possession de l’espace. Ils s’installent et fondent des villages « Plou » qui deviendront les paroisses primitives (Carentoir sera l’une d’elles). Dans la toponymie la seule trace du passage des Bretons à Quelneuc est au village de Trémeleuc.

Au Moyen-Age, de nombreuses petites seigneuries se développent sur Quelneuc qui est une trêve de Carentoir : la Chohannière, la Basse-Boiexière, la Gilardaie, la Gourdelaie, la Herviais, la Ville Quéno, la Poupinaie, Corson… Au fil du temps, des logis en pierres taillées se construisirent souvent ornés de très belles cheminées ouvragées.

Avant de devenir trêve, la chapellenie de Quelneuc était signalée en 1516.

La Révolution à Quelneuc 

Comme dans toutes les paroisses du royaume, un cahier de doléances a été constitué. Celui de Quelneuc n’apporte pas d’éléments extraordinaires. La prise de la Bastille ne touche pas les Quelneucois, Paris c’est loin…

Dans un premier temps, les seuls effets de la Révolution furent les modifications administratives (création des communes, des cantons et des départements).

Ce n’est que vers 1790 que les ligues révolutionnaires se créant, l’attaque contre les titres nobiliaires et l’imposition faite aux prêtres de prêter serment à la nouvelle constitution que les choses dans la région de Carentoir-Quelneuc commencèrent à bouger.

La situation s’aggrava en 1793 avec la conscription, nécessaire par la coalition qui s’est formée contre la France. Des groupes de chouans se forment. En 1794 le chef Chouan Chevalier est pris et guillotiné à Carentoir devant l’église sur la place.

La situation redevient stable en 1800 et la Chouannerie disparaît de la région.

La paix revenue, les Quelneucois demandent dans les années 1800 l’érection de leur trève en paroisse. Mais la situation du diocèse de Vannes n’est pas brillante par manque de prêtres après les années troublées de la Révolution. En 1802 il y avait 239 paroisses, en 1807, il n’y en a plus que 184.

A partir de 1816, un mouvement de transformations des trèves en paroisses commence à s’opérer.

En 1825 nouveau refus de transformer Quelneuc en paroisse. Il faut attendre le 23 juin 1842 pour que Quelneuc acquière l’autonomie paroissiale.

En 1863 Quelneuc devient une commune.

Quelques lieux emblématiques :

Le manoir de Quelneuc qui a donné son nom a une famille noble. Cette bâtisse doit son originalité à une superbe tourelle du XVI ème siècle, abritant un escalier hélicoïdal surmonté d’un pigeonnier d’une centaine de places. En 1866 et jusqu’en 1869, la première école communale s’y installa. Au début du XX ème siècle, elle abrita un débit de boissons.

La Ville-Quéno fut la plus importante seigneurie de Quelneuc. Elle forme un ensemble intéressant avec la basse-cour, les tourelles d’angles, le porche, la chapelle et le manoir. La Ville-Quéno appartient à la famille de Talhouët depuis la fin du XVI ème siècle.

Corson était une frairie comme Quelneuc qui la supplanta en importance au fil du temps. Corson est célèbre à Quelneuc pour avoir été la résidence des frères Guillotin.

La Poupinais : En ce lieu se trouvait une maison noble qui est répertoriée depuis 1579. Elle a appartenu aux Apuril dont un des membres devint maire de Carentoir. Autrefois le manoir était imposant et les seigneurs de la Poupinaie pouvaient vivre en autarcie avec moulin, four, fontaine, prairies et dépendances. Tout près du manoir, se trouvait et se trouve encore les vestiges d’un vivier. Ce vivier est entouré d’une digue en pierre ainsi que l’île que l’on peut y voir. Le village de la Poupinaie de nos jours n’est plus qu’un souvenir et un nom sur une carte.

La Chohannière

Ce manoir est situé au milieu de bois. On y accède par une avenue empierrée. Comme pour la Poupinaie, la Chohannière pouvait vivre en autarcie. Les bâtisses sont dispersées sur l’espace. On dit qu’un réseau de souterrains y fut creusé.

La chapelle du Ronceray

Une chapelle tient une place particulière dans le cœur des Quelneucois : la chapelle du Ronceray. La chapelle actuelle est de construction récente.

La fondation de la chapelle daterait des années 1150. Le chevalier Mathurin de Ronceray, pour remercier la Vierge d’être revenu vivant de la 2 ème croisade, fait édifier une chapelle qu’il dédie à Notre-Dame et à Saint Mathurin.

Un pèlerinage s’y déroula le lundi de la Pentecôte jusqu’à la Révolution. A la Révolution elle est fermée au culte. Elle est réouverte au moment du Concordat en 1815 puis fermée de nouveau. Progressivement la chapelle se délabre.

En 1961, une statue de Notre-Dame du Ronceray est retrouvée dans le presbytère. Dans les années 60, les paroissiens de Quelneuc reconstruisent la chapelle.

Quelneuc est une ancienne trêve de la paroisse de Carentoir depuis 1618. Elle fait partie de la commune de Carentoir à sa création. Le 24 juin 1842, elle devient paroisse succursale par ordonnance royale. Le 2 mai 1863, la commune de Quelneuc est créée, rattachée au canton de La Gacilly.

Les échanges ne furent pas faciles entre les habitants de Quleneuc, ceux qui désiraient constituer une nouvelle commune et les autorités de Carentoir.

Les premières demandes furent envoyées au Préfet après l’érection en paroisse. Dès 1843, on projette d’ériger une nouvelle commune composée de Quelneuc, La Chapelle Gaceline et Le Temple comme centre. Quelneuc ne peut accepter une telle solution arguant que Le Temple a à peine 300 habitants qui passent pour être des Révolutionnaires. On parle même de faire un regroupement Quelneuc, Le Temple, Marsac.

Les choses se poursuivirent en 1845, 1846 et les arguments des uns sont réfutés par ceux des autres. Le Curé doyen, le médecin, tout ce qui compte d’autorités dans la commune de Carentoir s’en mêle. La situation devient explosive entre les deux communautés.

Le 2 février 1863 le décret d’érection de la commune de Quelneuc est promulgué en même temps que celui qui émancipe la commune de Lizac (Haute-Garonne), commune avec laquelle Quelneuc est jumelée. Depuis cette date 11 maires se sont succédés à la tête de la commune. 

Liste des Maires de Quelneuc

François Rocher (1863-1870)

Mathurin Joly (1870-1881)

Pierre Leblanc (1881-1887)

Henri de Talhouët (1887-1906)

Joseph Prévert (1906-1912)

François de Talhouët (1912-1959)

Georges Tessier (22/3/1959-25/08/1959)

René Soulaine (1959-1986)

Raymonde Larcher (1986-1995)

René Leblanc ( 1995  -2014)

Loïc Hervy (2014-2017)

Liste des Maires délégués de Quelneuc

Loïc HERVY (2017-2020)

Claude JOUEN (2020-    )

Quels équipements furent faits durant cette période depuis 1863 ? 

Création de la route Malansac, Peillac, La CGacilly, La Chapelle Gaceline, Quelneuc D138 

1866 Création d’une école privée tenue par les religieuses de St Jacut (la commune ne pouvant subvenir au coût de construction d’une école publique).

1903 Construction de l’école primaire sur le terrain de la famille de Talhouët.

L’église : la première se trouvait à l’emplacement de l’actuel cimetière. Elle fut construite par la famille de Talhouët.

1874 Il est urgent de construire une nouvelle église. 1875 Début des travaux 1877 fin des travaux.

1947 Erection du monument aux morts. 

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