Carentoir ActualitésActualités Contactez-nousContactez-nous Histoire
Carentoir
Cadre de vie
Economie
Loisirs
CultureTourisme
Histoire
Spécial mairie

  Les armoiries

HISTOIRE DE CARENTOIR
LES TEMPS FORTS

Les armoiries de Carentoir…
un peu d'héraldique

  • À dextre : le champ de « sinople » (vert) tient à l'aspect verdoyant de la végétation carentorienne, la maison « d'or » étant celle du couvreur symbolisée par une échelle de « gueule » (rouge) posée sur le toit. Le clocher représente la foi chrétienne introduite par saint Marcoul au VIe siècle, faisant de Carentoir un village.
  • À senestre : le champ de « sable » (noir) symbolisant la nuit des temps, la tour « d'or » rappelle le château de la Ballue s'engloutissant selon la prédiction de saint Marcoul, lequel est représenté dans l'écu par une crosse « d'argent » surmontée d'une auréole « d'or ».
  • Le chef « d'hermine » symbolise la terre bretonne, la croix pattée de « gueules » étant celle des templiers qui fondèrent au XIIe siècle une préceptorerie sur le territoire de Carentoir.
  • Le tout est surmonté d'une couronne murale propre aux armoiries municipales.

Les origines

Le nom de Carentoir connaît deux étymologies. La plus récente  fait provenir le nom de la commune du gaulois carantoduron qui signifierait : la forteresse du chef nommé Carantos. L'étymologie traditionnelle rapproche Carentoir du breton ker en toer, « le village du couvreur ». Ce village serait né au VIe siècle.

La tradition orale et la vie légendaire de saint Marcoul rapportent l'histoire de la fondation de la commune. Saint Marcoul (490-558) est un moine normand, fondateur de l'abbaye de Nanteuil, près de Coutances. Le saint missionnaire se serait rendu en Bretagne afin de délivrer les peuples de la superstition et de l'idolâtrie. Un soir, alors qu'il passe dans l'actuelle région de Carentoir, Marcoul demande l'hospitalité au château de la Ballue, situé sur la voie romaine d'Ahès. Ni le seigneur, ni les villageois n'acceptent de le recevoir. Le saint homme se retire et prédit que ce lieu perdra de son importance et que le château sera englouti… ce qui ne tarde pas à se réaliser. Contraint de poursuivre son chemin, il avise une humble maison isolée dans la campagne et s'y arrête. Cette maison abrite un pauvre couvreur et sa famille qui lui offrent de le loger pour la nuit. Le lendemain, après avoir remercié et, bien sûr, converti son hôte et ses rares voisins, Marcoul fait une nouvelle prédiction et annonce que cette demeure deviendra le centre d'un important village.

C'est l'acte de naissance du village, puis du bourg, de ker en toer, Carentoir.

Au temps des Machtierns

Carentoir est une des plus anciennes paroisses du diocèse de Vannes (vers 580). Au VIIIe et IXe siècle, elle forme un plou ou plebs gouverné par un chef temporel, le machtiern. Ruffiac, Carentoir, Pleucadeuc et Molac relèvent de son autorité. Iarnithin ou Jarnithin est le machtiern le plus ancien que l'on connaisse. Iarnithin meurt en 825. Le pouvoir des machtierns est héréditaire. Ses fils et petit-fils lui succèdent jusqu'en 875. Le machtiernat n'est pas réservé aux hommes. Ainsi, Aourken est machtiern à Carentoir, alors que son mari porte ce titre à Ruffiac. A l'origine, le machtiern est un chef garant, caution de la conclusion d'actes privés. Dans le cartulaire de Redon, source principale, pour la période, la fonction guerrière est passée sous silence. Progressivement, le machtiern acquiert des compétences de justice et agit en propriétaire avec les terres publiques. C'est pourquoi la système du machtiernat  décline à partir de 875, pour être progressivement remplacé par la seigneurie.

L'époque romane

Gravure : l'ancienne église de CarentoirAu IXe siècle, Carentoir est déjà un chef-lieu de doyenné et regroupe neuf paroisses. L'église primitive, signalée dès 833 dans le cartulaire de Redon, est dressée sur l'actuelle place de l'Étoile. Un édifice de style roman dédié à saint Marcoul la remplace sur le même site vers le XIe ou le XIIe siècle. L'église sera ravagée par les armées royales pendant les guerres de la Ligue à la fin du XVIe siècle. Trois siècles plus tard, elle menace ruines. Elle sera détruite en 1888. L'église actuelle est élevée sur un nouvel emplacement entre 1880 et 1885. Ce vaste vaisseau néo-gothique est toujours dédié à saint Marcoul.

Croix des vignesAu XIIe siècle, la paroisse de Carentoir est divisée en trèves, subdivisions paroissiales et frairies, associations de paroissiens vouées à un saint particulier. Du XIIe au XVIIIe siècle, cinq trèves existent sur la paroisse de Carentoir : Le Temple, La Chapelle-Gaceline, La Gacilly, Quelneuc et plus tardivement La Haute Bouexière. Presque toutes seront un jour transformées en paroisse. Seize frairies verront le jour sur l'ancienne paroisse de Carentoir. Cette richesse de l'histoire religieuse se traduit aujourd'hui par de nombreuses croix et chapelles ou vestiges de chapelles disséminés sur la commune.

Haut de page
Cadre de vie | Économie | Loisirs | Culture
Tourisme | Histoire | Spécial Mairie
Les grands moments
Tourisme et histoireTourisme & histoire
À découvrirÀ découvrir